- Lot 272

Lot n° 272
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Estimation :
800 - 1000 EUR
- Lot 272
COMPOSITEURS. 60 documents. Très intéressante correspondance composée de 53 lettres autographes signées, 4 lettres signées ainsi que 3 cartes autographes signées (dont une carte de visite) rédigée à Paris, Strasbourg, Montaure, Genève et (s.l.), du 15 mars 1911 au 15 juillet 1932 et (s.d.). Environ 70 pp. Divers formats (du gd in-4 au in-16). Passionnante correspondance principalement adressée à Maurice Chevais, à Léon Rioton (député) et M. Lavagne, dans laquelle est évoquée la controverse sur la méthode galiniste [chiffrement des notes], le choix des chants proposés aux enfants parisiens, les rapports, mémoires sur la pédagogie musicale dans les écoles, etc… BRUNEAU (Alfred) 3 lettres, le 30 novembre 1922, il accepte de faire partie d’un comité de patronage ; le 14 avril 1923, il annonce ne pas être présent le 18 avril « (…) j’éprouverai le vif regret de ne pouvoir assister à la réunion du comité d’organisation du congrès de l’Art à l’Ecole (…) » ; le 10 mai 1923 il sera présent au « congrès de l’Art à l’Ecole » ; CASADESUS (Maurice) une lettre, il regrette ne pouvoir assister à la réunion de La Société Française de l’Art à École ; EMMANUEL (Maurice) 18 lettres, le 3 février 1923, il annonce « J’ai été un peu moins indulgent que mon cher ami Chapuis. (…) » et qualifie la sélection d’ « extrêmement médiocre », alors qu’il avait déjà une sélection intéressante ; le 24 avril 1930, il lui explique « Les causeries XI et XII m’ont été suggérées par un de mes amis, professeur de lycée en province, amateur distingué, mais ferré sur des notions qu’il juge nécessaires ; désireux d’autre part de savoir comment rattacher la musique à l’histoire générale. Il m’a semblé que son judicieux désir pouvait être celui de nombreux maîtres bénévoles (…) » ; (s.d.) il s’excuse « Il y a plus de six semaines que j’ai lu et annoté les chansons ! Pardonnez à un malheureux qui vient de déménager (…) J’aurais dû vous retourner ce paquet !... Je viens de gribouiller une note sur les chansons de Bourgogne. (…) je serais heureux que quelques uns des chants de mon pays puissent stimuler le zèle musical des petits parisiens ! (…) » ; le 16 octobre 1927, il lui demande de lui « envoyer le titre du sujet à traiter (…) » car il va auditionner 200 pianistes pour le concours d’entrée et n’aura pas une minute pour une rencontre ; (s.d.) il précise « La confection des programmes ne me sera pas confiée (…) C’est l’école normale primaire et c’est l’école normale supérieure qu’il faudrait commencer par éduquer (…) » il poursuit « Bravo pour Dalcroze ! [Emile Jacques-Dalcroze (1865-1950)] (…) il faut que vous lui fassiez comprendre : (…) se contenter pour nos écoles des éléments premiers de sa méthode. Sans quoi elle sera inapplicable (…) j’ai eu des échos très alarmants venant de l’enseignement primaire et secondaire sur l’opinion (imbécile) qu’on se fait de lui (…) » ; (s.d.) il prévient qu’il est débordé « Vous ne vous imaginez pas combien cela est difficile de résumer, d’expliquer en quelques pages, tout ce que le programme implique et tait ! (…) » ; le 28 septembre 1928, il raconte ses malheurs « Vacances atroces : un mois au lit en arrivant ici, claqué après embêtements dûs à Théodore (funeste présent des Dieux), (…) 3e version purement lyrique pour l’opéra ; refus de Théodore, obligation de pondre une 4e version, encore inachevée, et à laquelle je ne peux travailler que depuis 8 jours. (…) » ; FAURE (Gabriel) une lettre du 28 octobre 1922, il accepte de « (…) faire partie du Comité de patronage de la Société de l’ « Art à l’école » et vous remercie d’avoir pensé à moi. (…) » ; INDY (Vincent d’) 4 lettres, Le 24 novembre 1911, dans cette très intéressante lettre, il fait part de son avis sur « La méthode galiniste m’est toujours apparue comme la négation même de la musique. Cette substitution du chiffre stupide à notre écriture figurée est, selon moi, un retour à la barbarie et je ne crois pas trop m’avancer en disant que tous les vrais artistes partagent cette opinion (…) » ; le 23 octobre 1912, il lui demande « Si vous pouviez dans votre journal, montrer l’inanité de la musique chiffrée, vous rendriez encore un rude service aux pédagogues qui aiment la musique (…) » ; le 4 mars 23 il va le rencontrer pour discuter d’un rapport ; le 29 novembre 1922, il le conforte sur l’ intérêt qu’il a « (…) porté de tout temps, à l’enseignement de l’Art, et spécialement à son enseignement primaire, qui doit élever l’esprit des enfants et des jeunes gens dans le culte de la beauté (…) » ; le 30 janvier 1923, il annonce « Je ne pense pas que le fait d’écrire des articles à « Comedia » constitue un titre
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